Pic de croissance : Kezako ?

Studio_20160422_133706

On en entend souvent parler mais qu’est ce que pic de croissance veut dire réellement ?

Lors de sa première année de vie, bébé grandit énormément. C’est d’ailleurs dans cette première année qu’il grandira le plus !

Cette croissance évolue la plupart du temps par pic bien definit. Ils surviennent en moyenne à 3 semaines de vie, 6 semaines, 3 mois et 6 mois et durent seulement quelques jours. La croissance entre temps se fait plus tranquillement.

 

Mais alors, comment reconnaitre ces pics de croissance ?

 

🔹Premièrement, et logiquement, bébé grandit. Donc il a besoin de plus d’énergie, par conséquent il réclame beaucoup plus souvent à manger.
Il peut réclamer à manger toutes les heures, de jour comme de nuit. Alors oui, c’est dur dur mais c’est nécessaire à son developpement. Il ne faut donc pas rechigner à lui donner la têtée.

 

🔹Bébé est aussi plus grognon, il pleure beaucoup. Il a besoin de plus de câlins, d’être apaisé dans les bras chauds de sa maman.

 

🔹Il peut dormir beaucoup plus mais aussi beaucoup moins. Chez nous ca a été la seconde option… À mon grand regret !

 

🔹Il peut être aussi beaucoup plus agité, tout comme son sommeil.

 

Ici, les coliques ont fait leur apparition dans le même temps que le premier pic de croissance à 3 semaines de vie. Et quelle galère ! Je vous invite d’ailleurs à consulter mon article a ce sujet ici ➡ Les Coliques du Nourisson : En venir à bout ⬅

 

A savoir : les petits garçons et les petites filles n’ont pas la même croissance. Un garçon grandira puis prendra du poids ensuite tandis qu’une fille grandira et prendra du poids en même temps.

Voici les courbes moyennes que suivront vos petits bouts :

 Studio_20160422_133807 Courbe garçon

Studio_20160422_133832.pngCourbe fille

 

 

Pour les bébés allaités, il faut savoir aussi qu’à 3 semaines, c’est un moment plus ou moins critique pour la production de lait de Maman. C’est là où la production diminue. Donc il ne faut pas hésiter à se faire aider. Il existe de l’homéopathie pour relancer la production de lait, des tisanes d’allaitement, des bierres sans alcool ou encore du malte à consommer pur. Et biensur veiller à bien s’hydrater !
Si toutefois, les symptômes de pic de croissance persistent trop longtemps (plus d’une semaine) peut être qu’autre chose dérange votre bébé : coliques, reflux gastro oesophagiens, muguet… Il faudra donc consulter un médecin.

 

 

Alors, prêtes à y faire face ?

Retrouvez moi sur Instagram

f3f815_3ab59de8ade118da6029fed1ff72edbd

 

Je vous raconte Mon Accouchement ❤

PicsArt_03-11-12.10.27

 

Après vous avoir raconté notre désir d’enfant, ma grossesse, aujourd’hui je vous raconte l’aboutissement de tout cela : Mon accouchement.

Ma plus belle rencontre, le plus beau jour de ma vie, de notre vie.

Comme vous le savez déjà (si vous avez lu mon article sur ma grossesse) j’étais donc en menace d’accouchement prématuré depuis les 29SA. J’ai eu droit de retrouver une vie a peu près digne de ce nom à partir de 36SA.

A 36SA+2 nous avons enfin fait la séance photo grossesse que nous avions repoussé, logique! Nous l’avons faite dans un grand parc où j’ai beaucoup marché (enfin beaucoup par rapport au trajet canapé-toilettes/Toilettes-douche/douche-canapé), monté des escaliers, etc. Le soir même, mes copines contractions ont refait surface +++ (+++ ça, c’est bien un truc d’infirmière… bref! Ca veut dire beaucoup beaucoup quoi !). J’ai passé la soirée à contracter, j’ai pris spasfon et compagnie et elles ont finis par passer seules : fausse alerte ! La première d’une longue série !

Quelques jours plus tard, rebelotte ! Même processus : spasfon + douche et elles sont passées seules.

Puis le 1er décembre, je fais mon sapin de noël avec ma meilleure amie. J’ai l’impression de sentir couler quelque chose. Je pense directement à une fissure de la poche des eaux. L’homme étant au travaille, mon amie m’emmène aux urgences maternité. J’attend une bonne heure. Et là je recommence à contracter assez fort et douloureux. Dans ma tête je me dis que ca y est, c’est le moment. Je suis examinée par une sage femme qui me fait le test de la poche des eaux : négatif ! Bein merde… Elle me fait un monitoring où elle constate mes contractions assez fortes et rapprochées. J’étais dilatée à 1 cm. Dans ma tête, mon bébé serait là tout bientôt ! N’habitant qu’à 5 minutes de la maternité, la sage femme me propose de continuer ma mise en travail chez moi et de revenir dans quelques heures quand cela aurait bien avancé. Ok, je lui dis « à tout à l’heure! ». Nous rentrons chez nous avec mon mari, je reste au salon et chronomètre mes contractions. Elles commencent à s’espacer… LA BLAGUE ! Je reste comme ça jusqu’à 5h du matin où je finis par tomber de fatigue. Et sans contractions…

Trois jours passent où il ne se passe pas grand chose. Puis un soir, retour de mes copines contractions. Toujours fortes, douloureuses et rapprochées. Je retourne aux urgences maternité. On me fait un monito, toucher vaginal, je suis dilatée à 2 cm… Bon on avance doucement mais sûrement! Puis les contractions se respacent a nouveau. Quelle bande de c******** celles là ! La sage femme me dit « bon allé votre bébé sera là avant ce week end, c’est sur! » C’est pas bien de donner des espoirs comme ça à une femme enceinte au bout du rouleau ! (Ca c’etait le mercredi je crois).

Le samedi arrive, pas de bébé en vue. Pas spécialement de contractions. Je commence à désesperer !

Le lundi ma maman arrive de Paris, je voulais absolument que bébé soit là ou arrive pendant son séjour vers nous puisqu’elle ne vient qu’une fois par mois. J’avais envie qu’elle voit son petit fils dès ses premiers jours de vie.
L’après midi nous faisons un peu de voiture dans laquelle je suis fortement secouée. Et là, mesdames les contractions ont fait leur retour fracassant ! Je rentre chez moi rapidement, je ne tiens pas en place, elles n’ont jamais été si intenses. J’ai l’impression de sentir mon bébé descendre. Cette fois, j’y crois, c’est la bonne ! Retour aux urgences maternité. Monito, toucher vaginal : je suis dilatée à 2 cm larges… Ok donc j’ai dilaté d’un cm et demi en 2 semaines… Ca va bien se passer ! Et puis comme d’habitude, les contractions s’estompent une fois à la maternité… Nouvelle fausse alerte. Ras le bol ! Je suis fatiguée, épuisée par ces douleurs. J’ai mes jambes, mes mains pleines d’oedème, je peine a me déplacer, et au moindre effort, mon ventre durcit et me tire dans le dos… Je pense à l’acupuncture. Je me renseigne et décide de prendre rendez vous dès le lendemain.

Le lendemain, je me lève et perd un peu de sang, j’appelle la maternité qui me dit de venir contrôler, au cas où.

13h, j’y suis. Monito-toucher vaginal. Pas de fissure de la poche des eaux, toujours au même stade de dilatation et toujours quelques contractions par ci par là. Sauf qu’au monito bébé fait un gros ralentissement cardiaque. Il commence à en avoir aussi ras le bol de ces contractions ! Ils décident de me garder pour contrôler tout ça de plus près. Ils me font une échographie qui montre une légère souffrance foetale.

Chance pour moi, l’interne de garde ce jour là est une ancienne collègue avec qui je m’entend très bien. Je la supplie de faire quelque chose, de faire sortir mon bébé, je n’en peux plus et j’ai peur pour lui. Elle discute de mon dossier avec sa chef et revient en me proposant un déclenchement. Elle me fait un décollement des membranes qui me fait horriblement mal. Heureusement cela ne dure que quelques secondes. Et puis là, arrivent des contractions puissance 1000. Je me tiens là où je peux pour ne pas tomber de douleur. On me monte dans le service. Je pleure de douleur, c’est affreux, je suis bel et bien en travail cette fois ci. Je passe 1h sous la douche chaude pour tenter de me soulager. À minuit je demande un contrôle niveau dilatation : toujours à 2 larges… Toute cette souffrance pour zéro évolution ?! Je commence à saturer ! La nuit se passe ainsi bercée entre ballon, contractions et espoir.

Le lendemain, on vient me chercher à 9h et on me dit que je descend en salle de naissance, on va m’aider avec une perfusion. Ouf !
La sage femme de la salle de naissance me propose 2 options : Soit on pose la perfusion, on laisse agir (et donc souffir) et on pose la péridurale ensuite, soit on pose la péridurale de suite vu que mon col est déjà mature et la suite est super relax… Je vous laisse imaginer mon choix ? POSEZ MOI CETTE P***** DE PERIDURALE !

A 11h on me pose enfin cette fameuse péridurale. Je fais un petit malaise par la suite, grosse baisse de tension, mais rien de grave, on parvient rapidement à stabiliser la situation. Je n’ai enfin plus de douleurs, c’est magique ! Je revis, je respire, je ris à nouveau avec mon mari !
A 12h, on me rompt la poche des eaux. Je suis dilatée à 3cm. Enfin ça avance ! Je n’arrive pas à croire que dans quelques heures mon bébé sera là ! C’est tellement irréel, j’ai tellement attendu, rêvé, appréhendé ce moment.
A 15h, je suis dilatée à 5cm.
A 16h, je suis dilatée à 7 cm.
A 17h, je suis dilatée à complète ! Wouhou ça se précise ! On me dit de pousser doucement pour aider bébe à descendre dans mon bassin. J’ai l’impression qu’il va sortir à chaque poussée. C’est une sensation vraiment étrange !
A 18h, bébé est enfin bien positionné, on s’installe ! Mon coeur bat la chamade, je n’arrive pas à croire que ça y est c’est l’heure de ma plus belle rencontre. J’ai hâte mais j’ai si peur de pousser. J’ai peur de souffrir, j’ai peur qu’il n’aille pas bien. Je tremble comme une feuille à ce moment là mais je ne me dégonfle pas (enfin si j’ai dégonflé quelques minutes plus tard ! 😂) et je commence à pousser de toutes mes forces. Mon mari est à coté de moi, il n’en mène pas large !
Une poussée, on voit déjà ses petits cheveux bruns.
Une deuxième poussée, puis trois sa tête est là. Une dernière pour les épaules.
Et là, à 18h15, on me pose ce petit être tout chaud sur mon ventre. Il pleure, il est bien rose, il va bien ! Je le sers contre moi et m’éffondre comme une madeleine « mon bébé, mon bébé tu es enfin là!« . Mon mari a les yeux rouges aussi ! Quel moment magique… Toutes ces semaines de galère enfin recompensées par ce magnifique petit bébé qui ressemble trait pour trait à la façon dont je l’avais imaginé, c’est fou! Nous savourons cet instant, les premières photos, les premiers instants de tendresse, la première tètée.

Je m’en sors avec quelques points de suture (qui m’ont d’ailleurs fait souffrir) mais je m’en fou, mon bébé est là !

Ma maman et ma meilleure amie nous attendent dans notre chambre. Voir ma maman devenir mamie, un magnifique moment aussi… Elle est fière, et moi aussi !

J’ai réussi, je suis enfin maman. Ce moment que j’ai tant désiré. Fonder ma famille, mon plus beau rêve, mon plus bel accomplissement.
Ce petit Ange nous comble de bonheur depuis 15 mois. Cela fait tellement de bien de se remémorer ce moment fabuleux, inoubliable, inexpliquable.

Ma Grossesse Mois par Mois

PicsArt_02-10-01.45.03

 

Coucou les WonderWoMum ! J’avais envie de faire une petite retrospective sur ma grossesse. Je vais donc tout vous raconter mois par mois ! C’est parti !  

1er mois :

J’ai su rapidement que j’étais enceinte. Je sentais que quelque chose avait changé en moi. J’avais le dégout de certaines odeurs mais je pensais que c’était mon esprit qui me jouait des tours donc je n’osais pas trop y croire. J’ai fais un test à J+4 de mon retard de règles. Positif ! Joie, bonheur, tout ca, tout ca ! Je n’ai pas eu spécialement de nausées ou de symptômes. Les seules choses qui me faisaient dire que j’étais enceinte c’était ce dégout soudain pour la cannelle et les odeurs de viande grillée. J’avais aussi relativement mal aux seins. Mais concretement c’est tout !

PicsArt_02-10-01.48.00

2eme mois :

C’est donc le mois où nous avons annoncé à nos familles et amis la bonne nouvelle. Toujours pas spécialement de symptômes. Peut être un peu de fatigue mais sans plus. Là ça a commencé à légèrement tirailler au niveau des ligaments. J’ai rapidement été inconfortable dans mes pantalons même si je n’avais pas un gros ventre, donc ça a été robes et leggings quasiment tout le long de ma grossesse.

PicsArt_02-10-01.49.32

3eme mois :

Le mois de notre mariage et de notre voyage de noce. Et aussi de la première échographie officielle. Tout allait bien, il avait déjà des petites jambes, des petits bras… et apparemment un petit bourgeon qui laisserait penser que c’était un petit garçon. C’est horrible à dire mais sur le coup j’ai été déçue, je voulais absolument une fille. Mais la déception a vite laissé place au bonheur, rassurez vous ! Je n’avais pas beaucoup de ventre jusqu’au lendemain de notre mariage. A croire que mon corps s’était dit « Non, tu ne grossis pas maintenant, il faut que tu rentres dans ta magnifique robe! » Croyez moi ou non, le soir même de notre mariage, j’étais entrain de danser et au fur et à mesure de la soirée je sentais que j’étais de plus en plus serrée dans ma robe. Le lendemain mon ventre était sorti ! C’est fou comme le corps est intelligent ! 2 jours plus tard nous nous sommes donc envolés pour Malte. Nous y avons fait pas mal de bateau et j’avoue avoir eu très peur pour mon mini haricot. On était secoué dans tous les sens ! Nous étions allé visité l’île de Comino (Absolument magnifique, au passage!) Et en descendant du bateau j’ai senti un écoulement. J’ai cru que je faisais une fausse couche… J’ai courru dans les uniques toilettes de l’île mais c’était simplement de l’eau de lorsque l’on s’était baigné… ouf ! J’ai aussi commencé à sentir mon bébé à bouger. Comme des petits bons, des petits sursauts, c’était magique. Papa n’arrivait pas encore à ressentir ses mouvements mais moi, oui ! Nah !

PicsArt_02-10-01.50.17

4eme mois :

Niveau boulot ça commence à se gâter, je suis infirmière et je sentais mon ventre durcir à la fin de mes tournées de soins. J’avais aussi une horrible sciatique qui me faisait énormément souffrir. Travailler devenait un véritable supplice, être debout, se pencher, soulever les patients… Ma gynecologue m’a donc arrêtée, c’était préférable pour moi et bébé. La fatigue a commencée à faire son apparition. Même faire les magasins devenait difficile. Niveau poids j’avais pris 4 kilos… Bein oui mes envies de femme enceinte étaient des envies de gras et de sucré… Oups ! Bébé remuait de plus en plus, il adorait appuyer sur ma vessie. On commencait à arriver à percevoir les mouvements sur mon ventre. C’est le mois où nous avons commencé les cours d’haptonomie (cf mon article qui en parle). Bébé etait déjà bien réactif aux mains de la sage femme mais encore plus aux mains de son papa, c’était impressionant !

PicsArt_02-10-01.51.37

5eme mois :

Mois de la seconde échographie officielle. C’est l’échographie morphologique. La gynecologue nous confirme que c’est bien un petit garçon, tout va bien, pas d’anomalies particulières. Ma sciatique était toujours présente, on prolonge donc l’arrêt de travail. On a commencé à réfléchir sérieusement au prénom. J’en avais pleins en tête mais aucuns ne plaisaient au papa… On a fini par avoir un coup de coeur commun, notre bébé s’appelera Lyam. Niveau poids j’étais à +5 kilos (1 kilo par mois quoi …) Ma gynecologue commence à me dire de faire attention étant donné qu’à la base j’étais déjà en surpoids. « Ok, ok je vais essayer… » Mouai, on y croit Julia !

PicsArt_02-10-01.53.58

6ème mois : 

C’est là que les réels problèmes ont commencés. J’ai subi une succèssion de contrariétés, et un soir j’ai senti mon ventre commencer à durcir. Une fois, puis deux, puis trois… Ainsi de suite toutes les 5 minutes. J’ai commencé à avoir très peur. J’ai été me coucher en espèrant que cela se calme… Que néni ! C’était de pire en pire. A 2h du matin, j’ai réveillé mon mari pour aller contrôler à la maternité. J’avais très peur de ce qu’on pourrait me dire… Le monitoring montrait bien des contractions assez intenses et régulières. La sage femme m’a fait un toucher vaginal pour voir si les contractions agissaient sur mon col… hé oui ! Mon col était court. Une gynecologue m’a fait une échographie du col pour voir sa longueur, je suis passée de 46mm à 26 mm. Elle a décidé de m’hospitaliser le temps que les contractions se calment. On m’a fait l’injection de corticoïdes pour aider les poumons de bébé à maturer plus vite au cas où… « Au cas où », cette idée me gèlait le sang. Je ne voulais pas que mon bébé arrive maintenant, c’est beaucoup trop tôt, je ne voulais pas voir mon bébé minuscule dans une couveuse entouré de tuyaux, de scopes qui bipent sans arrêt… J’ai pleuré, pleuré et encore pleuré… On m’a donné un traitement par voie orale pour stopper les contractions. Cela fonctionnait plus ou moins, j’en avais encore des petites mais plus efficaces sur mon col. Au bout de 3 jours d’hospitalisation, et après de nombreux monito, et controles de mon col, on m’a laissé sortir avec l’interdiction strict de me lever. J’avais juste le droit de me lever pour prendre une douche rapide et aller aux toilettes. Point. Dure nouvelle, mais pas le choix il faut tenir pour que mon bébé reste le plus longtemps possible au chaud.

PicsArt_02-10-01.55.50

7eme mois :

On continue dans la lancée du 6eme mois. Toujours alitée. J’avais une sage femme qui venait chaque semaine pour faire un monitoring pour contrôler mon activité utérine. Je n’avais plus trop de contractions mise à part quelques épisodes que j’arrivais à gérer en relevant les jambes et en prenant du spasfon. On m’a dit de ne pas trop toucher mon ventre. Car toucher notre ventre stimule l’utérus et en réaction il contracte, le vilain ! C’était une vraie frustration. J’avais besoin de caresser mon bébé, le rassurer, lui faire comprendre que j’étais forte pour lui. On a du coup mis en suspens l’haptonomie, trop risqué ! Niveau poids (attention tenez vous bien!) J’en étais à +15 kilos… Hé oui le fait de n’avoir aucune activité physique m’a été fatale ! Et quand on s’ennuie on fait quoi ? ON MANGE ! Grrrrr… Mon ventre est vraiment beaucoup plus ressorti ce mois ci. Jusqu’à maintenant on le voyait mais il restait discret.

PicsArt_02-10-01.57.42

8ème mois : 

Toujours alitée, toujours des contractions par ci par là. Je commencais a saturer de ne rien pouvoir faire. Il me restait des choses à acheter pour l’arrivée de bébé. Je remercie donc internet et mon livreur qui m’ont sauvé la vie ! Nous avions une séance photo que nous avons reporté pour ne prendre, encore une fois, aucuns risques. Ce mois ci, dernière échographie. Je rêvais de voir son petit visage en 3D. Hé bien non ! Monsieur Lyam avait la tête dans mon placenta et les mains devant le visage. Ce sera donc le suspens le plus complet jusqu’à notre rencontre. Tampis, tout va bien, il grandit bien, grossit bien, c’est l’essentiel.  De son côté, mon col s’était rallongé (on est passé de 26 mm a 32mm) c’était une bonne nouvelle, l’alitement était efficace. On maintient l’alitement jusqu’a 36SA.

PicsArt_02-10-01.52.38

9eme mois :

J’ai pu enfin me lever ! Mais bon dieu que c’etait dur ! J’ai pris beaucoup de poids (20 kilos….), mes jambes avaient perdues leurs muscles, j’avais du mal a me traîner ! J’en ai profité pour règler les derniers petits achats. Chaque sortie est soldée par des contractions douloureuses. On a repris l’haptonomie pour les derniers cours (gérer la douleur et aussi replacer bébé pour qu’il appuie moinsnsur mon col). J’avais de très vives douleurs au niveau du col. Comme des coups d’électricité. Ca surprend, et ça n’est pas du tout agréable ! Ce 9eme mois a été riche en fausses alertes. Le fait de rebouger me reprovoquait des contractions, à chaque fois je pensais que c’est le moment. J’ai fais moulte déplacements à la maternité… à chaque fois les contractions se calmaient une fois le monito posé, GÉNIAL ! J’en avais marre, j’avais des oedèmes partout, des douleurs partout, des contractions, je voulais que cela s’arrête, je voulais accoucher et enfin rencontrer mon fils. J’ai encore passé des soirées a pleurer de fatigue, de ras le bol, de douleurs. Pas facile ce dernier mois ! Je vous raconte très prochainement mon accouchement…

Ce fut une grossesse difficile, on ne va pas se mentir. Mais malgré tout j’ai adoré être enceinte. Savoir que mon corps fabriquait un petit être était fabuleux. Le sentir bouger, le sentir réagir à certaines musiques, l’imaginer, lui parler, j’ai adoré. J’ai aussi aimé le regard bienveillant des gens. On sent que les personnes qui nous entourent ont envie de vous protéger parceque vous fabriquez la vie. Même le regard des inconnus se posait sur mon ventre et je ressentais une certaine douceur et tendresse dans leurs yeux. C’est magique. Quoi qu’on dise la grossesse c’est magique. Certaines la vivent difficilement par le fait que le corps change, qu’il ne nous appartient plus vraiment, a causes des nombreuses interdictions, etc. Mais moi j’ai aimé voir mon ventre s’arrondir. Même si j’ai pris énormément de poids. La maternité est de loin la plus belle chose qui me soit arrivée.

Faire le Deuil

PicsArt_02-10-03.08.28

On a beau être des WonderWoMum, on a aussi le droit d’être triste. Même si la vie de maman est merveilleuse, remplie de joie et de bonheur… On a parfois des moments de remise en question.

Dans la vie, nous faisons face à des deuils a maintes et maintes reprises. Pas que des deuils après un décès non non. Des deuils des phases de nos vies.

Le deuil c’est quoi ? Outre le fait de pleurer parce qu’on est triste ? Le deuil est en 5 étapes plus ou moins régréssives : 1. Le choc, le déni. 2. La colère. 3. Le marchandage. 4. La tristesse/la depression et 5. L’acceptation.

Pourquoi je vous parle de ça ? Tout simplement parce que j’ai récemment vécu ces 5 étapes et que j’avais besoin de mettre des mots dessus car je me dis que je ne suis probablement pas la seule. J’ai réussi à comprendre ce qui m’arrivait. Ce qui n’est pas forcément le cas de tout le monde alors il me semblait nécessaire d’en parler.

En réalité, comme je le disais, on vit plusieurs deuils dans nos vies. Par exemple le deuil d’une relation amoureuse ou le deuil de notre vie de célibataire : 1. Waw non non je suis pas amoureuse je vous jure ! Je m’en fou je vais continuer de faire des soirées comme d’habitude ! 2. J’AI DIS NON JE SUIS PAS AMOUREUSE ! 3. Bon, peut être que je l’aime bien mais ca veut pas dire que je suis amoureuse… 4. Oh naaaaaan je suis foutu je suis amoureuse, je vais ENCORE galérer ! 5. Ok, je suis amoureuse et fuck le reste !
Vous comprenez mieux, là ?

Hé bien j’ai vécu ce même deuil pour ma vie « d’avant ». C’est à dire que quand on devient maman et même parents, on a beau dire, mais notre vie est totalement chamboulée ! Adieu les soirées entre copains totalement improvisées, adieu les soirées en amoureux où, sur un coup de tête, on se dit « allez hop on va ci, on va là, on fait ci, on fait ça ». Avant d’être maman, j’étais une  »fêtarde ». C’était soirées sur soirées, ma vie tournait autour de mes amies. Et du moment où mon fils est né, mes priorités ont évidemment changées. Je respecte ses heures de sommeil, ses heures de repas, etc. Donc un peu plus compliqué de faire ce qu’on veut dans ce cas. Et j’ai eu un grand passage à vide à me sentir rejetée de mes amies (qui sont tout de même les mêmes depuis plus de 8 ans !), l’impression d’être incomprise, de déranger, de gêner. Un profond mal être qui m’a habité pendant plusieurs mois. Je pense ne pas avoir été loin de la dépression, sincèrement. On peut faire l’autruche mais à un moment donné, ça ne fonctionne plus.
Donc pour se refaire les étapes du deuil :
1. Je suis maman mais pourquoi on me rejette ?
2. Putain, elles font des trucs ensemble sans moi ! Je ne parle plus à personne, je m’énerve pour un rien.
3. Bon, je vais faire ma vie sans elles, c’est qu’on a plus les mêmes priorités, on n’est plus sur la même longueur d’onde…
4. Elles me manquent, je me sens seule. Avant c’etait tellement bien… Je vais rester enfermée seule chez moi.
5. Je ne suis définitivement plus la même. J’ai évolué differement d’elles. Je ne peux pas leur en vouloir d’être différentes de moi. Je me fais des films, elles m’acceptent en tant que maman, pour elles rien n’a changé vis à vis de moi. Ma vie est différente mais elles sont et seront toujours là…

A cela s’ajoute une remise en question physique et professionnelle. Là encore on fait le deuil de notre corps d’avant, de notre métier qu’on aime tant mais qu’on voit maintenant différemment… mais bon, je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet…

Voilà je ne sais pas si vous comprenez là ou je veux en venir. Mais concrètement quand on devient parents, notre vie change. A tel point qu’il faut accepter cette nouvelle vie, même si on l’a désiré plus que tout au monde. Ça n’est pas toujours facile, pas toujours une évidence. Il faut savoir prendre du recul sur les choses. Réfléchir, se poser sur les choses, en parler. Pour au final dédramatiser, se dire qu’on grandit. Que notre vie est autrement, qu’on ne retournera pas dans le passé et c’est sûrement mieux comme ça.

Allaitement : Mon expérience

PicsArt_02-01-02.10.41

Coucou les WonderWomum !

Aujourd’hui je vous parle de mon expérience de l’allaitement. Pas dans le but de convaincre ni de dégouter certaines qui en rêvent. Juste pour en quelques sortes exorciser mon ressentiment par rapport à ce passage de ma vie.

▫ Pour moi, l’allaitement était une évidence. Je voulais absolument pouvoir allaiter mon bébé. Pour toutes les vertues qu’on lui connait déjà. J’avais tout l’attirail de compet’ : La crème anti crevasses, les coussinets, les soutien gorge, l’homéopathie, le tire lait. J’avais prévu les biberons car je voulais que le papa participe aussi (A donner grace au lait que j’aurais tiré) et j’avais surtout la MOTIVATION ! Mais voilà, rien ne s’est passé comme je l’avais imaginé…

11 décembre 2014, Lyam pointe sa jolie frimousse. Je fais la tétée d’accueil. Avec du mal, mais bon c’était la première fois. Entre la fatigue et l’émotion ça n’était pas évident, rien d’anormal. Nous remontons en chambre 2h après sa naissance. L’auxiliaire de puericulture me dit de lui redonner le sein dans 2h. Je m’execute. Sauf qu’il s’endort systématiquement à mon sein. On le déshabille, le stimule : rien à faire IL DORT! Les 2 premiers jours se passent ainsi, des tétées régulières mais pas franchement glorieuses entre un bébé qui sombre au bout de 2 minutes et des contractions affreuses. Je commence à m’inquiéter pour mon bébé. On lui fait une glycémie qui se révèle être bonne donc pas de stress.

J-3 : Jour de la montée de lait théorique… Sauf que malgré les stimulations je n’ai pas de franche montée de lait. On pèse mon bébé… il a perdu 20% de son poids de naissance. Je m’éffondre. Je me sens nulle, incapable de subvenir aux besoins de mon bébé… On me propose de tirer mon lait, des tisanes d’allaitement et du malte à manger. Je me remplie de tisane et de malte en esperant que… J’ai tiré mon lait pendant 1h ce jour là. Pour avoir quoi ? 15 pauvres mililitres… »Ca va venir » soit disant! Sauf que je vois mon bébé dormir constamment. Alors oui, un nouveau né ca dort énormément mais là, c’était beaucoup trop. Il n’avait quasiment pas de phases d’éveil ou alors très brèves. Je demande un complément au moins pour qu’il se nourisse et qu’il reprenne du poids. Je ne voulais pas arrêter l’allaitement mais je voulais juste que mon bébé ai des forces. On me le refuse (Je n’etais même pas libre de mes choix…) J’ai donc passé cette journée là a pleurer. J’ai refusé toutes les visites, j’avais besoin de calme, égoïstement, je voulais simplement qu’on me foute la paix !

J-4 : Toujours pas de franche montée de lait. Un bébé toujours peu réactif. Et toujours pas de reprise de poids. Là, c’est trop pour moi ! Je vois mon bébé déshydraté, la bouche sèche, les yeux cernés… Et là je me dis que ca n’est pas aux soignants de choisir pour moi. J’ai l’impression de ne pas être prise au sérieux. Je suis infirmière et je connais les risques d’une déshysratation sur un nouveau né. Alors j’ai de nouveau exigé un complément de lait. La sage femme et les auxiliaires ne voulaient toujours pas, me disant que s’il avait faim il pleurerait, il ne se laisserait pas mourir de faim. Et là je me suis de nouveau éffondrée devant elles, je ne comprenais pas qu’on puisse laisser mon bébé dans cet état. J’ai attendu la relève de nuit, espèrant que l’équipe prendrait enfin en considération ma demande. Une AP a enfin fini par avoir une lueur de compréhension et m’a apporté un petit biberon de 50ml. Il l’a bu en 2 minutes. A part ca, il n’avait pas faim ?
Suite à ca, j’ai vu mon bébé s’éveiller et même nous faire ses premiers sourires (sourires de satisfaction). J’ai compris à ce moment là : Mon fils s’était mis en « veille » pour économiser le peu de force qu’il avait…

▫ A J-5 il avait enfin repris un peu de poids. J’ai continué les mises au sein + compléments. Nous avons pu rentrer à la maison en gardant ce même schéma. Cela a duré 3 semaines/1 mois. J’avais de moins en moins de lait (le maximum que j’ai réussi à tirer : 70ml sur 24h). J’ai fini par abandonner. Fatiguée de passer mes journées entre donner le sein et tirer mon lait. Je ne faisais que ca (tirer mon lait me prenait minimum 1h…) allaiter-tirer mon lait-allaiter-tirer mon lait. J’avais a peine le temps de prendre une douche ! Je ne vivait plus, je ne pouvais plus sortir de chez moi.

Je ne sais pas encore si je retenterais pour bébé2. J’en garde un très mauvais souvenir. J’ai passé des journées à pleurer, à culpabiliser de ne pas réussir. Si j’avais laissé faire lors de mon sejour à la maternité, mon bébé serait t’il encore parmis nous aujourd’hui ? Je n’en sais rien et cette simple idée me noue la gorge. J’ai peur de faire un bloquage pour bebe2 mais je n’ai pas envie de rester sur cet échec… Je ne laisserais pas, cette fois ci, l’equipe soignante décider pour moi. J’était trop faible, et trop confiante. Ca ne sera pas le cas pour bébé2 ! Advienne que pourra !

Tout ca pour dire que non, chaque femme n’est pas forcément faite pour allaiter, par choix personnel ou par sa physiologie qui ne fonctionne pas. Ne jugez jamais une maman qui donne le biberon. Comme ne jugez jamais une maman qui donne le sein. 

 

Et si on faisait un bébé ?

PicsArt_02-08-06.56.08

Pour ce premier article sur ce tout nouveau blog, j’avais envie de vous parler de mon histoire, mon désir de bébé alors, je vous raconte tout !

Tout a commencé un soir d’octobre 2011. Le soir où j’ai rencontré pour la première fois l’homme qui deviendra plus tard mon mari et le père de mes enfants Lire la suite de « Et si on faisait un bébé ? »