Pic de croissance : Kezako ?

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On en entend souvent parler mais qu’est ce que pic de croissance veut dire réellement ?

Lors de sa première année de vie, bébé grandit énormément. C’est d’ailleurs dans cette première année qu’il grandira le plus !

Cette croissance évolue la plupart du temps par pic bien definit. Ils surviennent en moyenne à 3 semaines de vie, 6 semaines, 3 mois et 6 mois et durent seulement quelques jours. La croissance entre temps se fait plus tranquillement.

 

Mais alors, comment reconnaitre ces pics de croissance ?

 

🔹Premièrement, et logiquement, bébé grandit. Donc il a besoin de plus d’énergie, par conséquent il réclame beaucoup plus souvent à manger.
Il peut réclamer à manger toutes les heures, de jour comme de nuit. Alors oui, c’est dur dur mais c’est nécessaire à son developpement. Il ne faut donc pas rechigner à lui donner la têtée.

 

🔹Bébé est aussi plus grognon, il pleure beaucoup. Il a besoin de plus de câlins, d’être apaisé dans les bras chauds de sa maman.

 

🔹Il peut dormir beaucoup plus mais aussi beaucoup moins. Chez nous ca a été la seconde option… À mon grand regret !

 

🔹Il peut être aussi beaucoup plus agité, tout comme son sommeil.

 

Ici, les coliques ont fait leur apparition dans le même temps que le premier pic de croissance à 3 semaines de vie. Et quelle galère ! Je vous invite d’ailleurs à consulter mon article a ce sujet ici ➡ Les Coliques du Nourisson : En venir à bout ⬅

 

A savoir : les petits garçons et les petites filles n’ont pas la même croissance. Un garçon grandira puis prendra du poids ensuite tandis qu’une fille grandira et prendra du poids en même temps.

Voici les courbes moyennes que suivront vos petits bouts :

 Studio_20160422_133807 Courbe garçon

Studio_20160422_133832.pngCourbe fille

 

 

Pour les bébés allaités, il faut savoir aussi qu’à 3 semaines, c’est un moment plus ou moins critique pour la production de lait de Maman. C’est là où la production diminue. Donc il ne faut pas hésiter à se faire aider. Il existe de l’homéopathie pour relancer la production de lait, des tisanes d’allaitement, des bierres sans alcool ou encore du malte à consommer pur. Et biensur veiller à bien s’hydrater !
Si toutefois, les symptômes de pic de croissance persistent trop longtemps (plus d’une semaine) peut être qu’autre chose dérange votre bébé : coliques, reflux gastro oesophagiens, muguet… Il faudra donc consulter un médecin.

 

 

Alors, prêtes à y faire face ?

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Ôde à la mère imparfaite

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Qu’on se le dise, du moment où nous donnons la vie, et même à partir du moment où nous créons la vie, nous sommes soumises au jugement d’autrui. Et bien souvent ce sont les pseudos mères parfaites qui se prennent un malin plaisir à nous renvoyer une image de mère imparfaite.

Alors je vous écris à vous, mères imparfaites, à nous, à moi.

À toi, mère imparfaite qui a décidé de ne pas allaiter ton bébé, à cause de toi il sera malade toute sa vie.

Et à toi, mère imparfaite qui au contraire à décidé de l’allaiter au-delà de 3 mois, à cause de toi, ton bébé sera dépendant de sa mère.

 
À toi, mère imparfaite qui ne donne que des petits pots industriels à ton enfant, tu l’empoisonnes un peu plus chaque jour .

Et à toi, mère imparfaite qui au contraire, ne donne que de la nourriture maison et bio à ton enfant, à cause de toi, il va grandir dans un monde aseptisé.

 
À toi, mère imparfaite qui laisse ton enfant regarder la télévision, à cause de toi, il ne saura pas développer son sens de l’imagination.

Et à toi, mère imparfaite, qui au contraire , ne laisse pas ton enfant devant les écrans, tu n’évolues pas avec ton époque, à cause de toi, ton enfant sera rejeté de la société. « ah tu verras quand il grandira, on en reparlera ! » qu’on nous dit.

 
À toi, mère imparfaite, qui laisse la tétine à ton enfant, à cause de toi, il mettra des années à s’en séparer et ne saura pas parler.

Et à toi, mère imparfaite, qui refuse la tétine, tu prives ton enfant de son besoin de succion.

 
À toi, mère imparfaite, qui laisse pleurer ton enfant, tu va le traumatiser, à cause de toi plus tard ce sera un enfant malheureux.

Et à toi, mère imparfaite, qui au contraire ne laisse jamais pleurer ton enfant, tu cèdes à tout ses caprices et en fera un enfant roi.

 
À toi, mère imparfaite, qui t’octroies une sortie entre amis ou en amoureux de temps en temps, tu n’es pas capable de t’occuper de ton enfant.

Et à toi, mère imparfaite, qui au contraire ne t’offre jamais le loisirs d’une soirée sans ton bébé, tu cours à la catastrophe, tu vas péter un plomb bientôt, c’est sur.

 
À toi, mère imparfaite, qui parfois à la flemme de t’occuper de ton bébé, tu n’étais pas prête à être mère.

Et à toi, mère imparfaite, qui au contraire t’occupes sans interruption de ton bébé, tu ne sais pas déléguer, tu es trop fusionnelle avec ton bébé.

 

À toi, mère imparfaite, qui parfois à des questions en tête auxquelles tu ne sais pas répondre vis-à-vis de ton enfant, tu n’es pas assez mâture pour être mère.

Et à toi, mère imparfaite, qui au contraire à toujours réponse à tout, on sait bien que tu nous mens et que tu ne sais pas tout.

 
À toi, mère imparfaite , qui prend le temps de te maquiller et te coiffer le matin, tu es trop superficielle, tu ferais mieux de t’occuper de ton enfant.

Et à toi, mère imparfaite, qui au contraire, préfère t’occuper de ton enfant plutôt que de te faire jolie, sois en sûre, ton homme va te quitter.

 
À toi, mère imparfaite, qui ne fait pas d’activités avec ton enfant, tu ne sais pas t’en occuper et l’aider à éveiller ses sens.

Et à toi, mère imparfaite, qui au contraire est toujours à la recherche d’activités à faire avec ton enfant, tu le sur-stimules, laisses le s’éveiller seul.

 

 

À nous mères imparfaites, laissons les jugements de côté et élevons nos enfants comme bon nous semble. Il y aura toujours des donneurs de leçons, mais nous, et nous seules savons ce dont notre enfant a besoin.

 

Une bonne maman c’est celle qui fera toujours au mieux, mais surtout ce qu’elle peut. Elle saura aussi avouer ses erreurs, ses faiblesses et tolérer qu’elle ne sera jamais parfaite.

Le plus important, c’est l’amour que vous donnez à votre enfant. Peu importe comment, mais couvrez le d’amour, c’est tout.

On essaiera toujours de nous faire penser que nous sommes de mauvaises mères, parcequ’on à toutes plus ou moins des visions différentes, mais n’oubliez jamais, JAMAIS, que la mère parfaite est une mytho.

Vitamine D : Qu’en penser ?

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Coucou les WonderWomum !

Je vois et entend régulièrement des mamans se poser la question de l’utilité de la supplémentation en vitamine D chez les bébés. En lisant certaines réponses sur instagram (entre autre) et en discutant avec d’autres mamans, je m’apperçois qu’au final, il y a un gros manque d’information à ce sujet. Alors je vais tenter de vous apporter ce que j’en sais et ainsi peut être répondre à quelques unes de vos interrogations.

🔹Qu’est ce que la vitamine D?

Pour faire simple c’est une vitamine retrouvée dans l’alimentation et qui est synthetisée par les UV (le soleil quoi). Elle sert à l’absorption du calcium et du phospohore. Elle est donc TRÈS IMPORTANTE.

 

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🔹Pourquoi donner de la vitamine D à Bébé ?

Elle permet de lutter contre le rachitisme (maladie de la croissance osseuse chez le nourisson et le jeune enfant caracterisée par une carence en calcium, en magnésium et en vitamine D) Elle est de plus en plus rare puisque désormais on donne d’office un traitement prophylactique(=pour empecher de) qui est donc la vitamine D (ou connue sous le nom de uvesterol ou zyma D pour les plus connus.) Elle permet aussi de contribuer à une bonne dentition et d’avoir un bon système immunitaire . Sachez, par ailleurs qu’un apport suffisant en vitamine D serait bénéfique contre le diabète, les cancers et les démences… ça fait réfléchir non ?
Notez également que la supplémentation en vitamine D est d’autant plus importante chez les bébés à la peau métisse ou noire. Leur peau est plus chargée en mélanine, et laisse moins passer les UV du soleil. La vitamine D est donc encore moins facilement synthetisée par l’organisme.

 

 

🔹 Uvesterol & cie, qu’en penser ?

 

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Une polémique tourne autour de l’uvesterol. Problèmes de malaises à cause de surdosages, de fausses routes et désormais de composition. Il est selon moi à eviter ! Le zyma D est moins pire niveau composition mais reste tout de même peu naturel. Saviez vous que dans le temps on donnait de l’huile de foie de morue chaque jour aux écoliers? Cela n’est donc pas qu’une lubie pharmaceutique 2.0, on supplémentait déjà les enfants en vitamine D il y a des années mais de façon plus naturelle (et franchement pas ragoutante, il faut l’avouer !)
Pour ma part, je donne du d3 biane à bébé Lyam composé d’huile végétale de colza NATURELLE 🌾 Cette huile se présente sous forme de goutte à goutte. Je la donne à la cuillère et pure depuis les premiers jours de mon bébé.

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Tout cela pour dire, ne stoppez pas l’apport de vitamine D, elle est IMPORTANTE jusqu’aux 18 mois minimum de bébé. Meme si là tout de suite vous me direz que votre bébé va super bien, à terme cela peut avoir des conséquences.

 

Malheureusement les pédiatres, médecins et sage femmes prescrivent la vitamine D de façon systématique. Sans même expliquer aux parents son intérêt et même la plupart du temps sans posologie définie. Les rendez vous sont expediés en 10-15 minutes, et nous, pauvres jeunes parents, avons à peine le temps de réfléchir que le professionnel de santé est déjà entrain de nous serrer la main et de nous dire à bientôt … Je comprend qu’ils aient peu de temps pour beaucoup de patients (je suis du milieu et suis donc plus que bien placée pour le savoir) mais pitié cela prend une minute d’expliquer les choses. Cela éviterait à beaucoup de parents de devoir se poser 1001 questions et bien souvent finir par laisser tomber ces petites gouttes pourtant si precieuses pour leur bébé…

J’espère avoir éclairé vos lanternes et vous avoir aidé à faire le bon choix.

Je vous raconte Mon Accouchement ❤

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Après vous avoir raconté notre désir d’enfant, ma grossesse, aujourd’hui je vous raconte l’aboutissement de tout cela : Mon accouchement.

Ma plus belle rencontre, le plus beau jour de ma vie, de notre vie.

Comme vous le savez déjà (si vous avez lu mon article sur ma grossesse) j’étais donc en menace d’accouchement prématuré depuis les 29SA. J’ai eu droit de retrouver une vie a peu près digne de ce nom à partir de 36SA.

A 36SA+2 nous avons enfin fait la séance photo grossesse que nous avions repoussé, logique! Nous l’avons faite dans un grand parc où j’ai beaucoup marché (enfin beaucoup par rapport au trajet canapé-toilettes/Toilettes-douche/douche-canapé), monté des escaliers, etc. Le soir même, mes copines contractions ont refait surface +++ (+++ ça, c’est bien un truc d’infirmière… bref! Ca veut dire beaucoup beaucoup quoi !). J’ai passé la soirée à contracter, j’ai pris spasfon et compagnie et elles ont finis par passer seules : fausse alerte ! La première d’une longue série !

Quelques jours plus tard, rebelotte ! Même processus : spasfon + douche et elles sont passées seules.

Puis le 1er décembre, je fais mon sapin de noël avec ma meilleure amie. J’ai l’impression de sentir couler quelque chose. Je pense directement à une fissure de la poche des eaux. L’homme étant au travaille, mon amie m’emmène aux urgences maternité. J’attend une bonne heure. Et là je recommence à contracter assez fort et douloureux. Dans ma tête je me dis que ca y est, c’est le moment. Je suis examinée par une sage femme qui me fait le test de la poche des eaux : négatif ! Bein merde… Elle me fait un monitoring où elle constate mes contractions assez fortes et rapprochées. J’étais dilatée à 1 cm. Dans ma tête, mon bébé serait là tout bientôt ! N’habitant qu’à 5 minutes de la maternité, la sage femme me propose de continuer ma mise en travail chez moi et de revenir dans quelques heures quand cela aurait bien avancé. Ok, je lui dis « à tout à l’heure! ». Nous rentrons chez nous avec mon mari, je reste au salon et chronomètre mes contractions. Elles commencent à s’espacer… LA BLAGUE ! Je reste comme ça jusqu’à 5h du matin où je finis par tomber de fatigue. Et sans contractions…

Trois jours passent où il ne se passe pas grand chose. Puis un soir, retour de mes copines contractions. Toujours fortes, douloureuses et rapprochées. Je retourne aux urgences maternité. On me fait un monito, toucher vaginal, je suis dilatée à 2 cm… Bon on avance doucement mais sûrement! Puis les contractions se respacent a nouveau. Quelle bande de c******** celles là ! La sage femme me dit « bon allé votre bébé sera là avant ce week end, c’est sur! » C’est pas bien de donner des espoirs comme ça à une femme enceinte au bout du rouleau ! (Ca c’etait le mercredi je crois).

Le samedi arrive, pas de bébé en vue. Pas spécialement de contractions. Je commence à désesperer !

Le lundi ma maman arrive de Paris, je voulais absolument que bébé soit là ou arrive pendant son séjour vers nous puisqu’elle ne vient qu’une fois par mois. J’avais envie qu’elle voit son petit fils dès ses premiers jours de vie.
L’après midi nous faisons un peu de voiture dans laquelle je suis fortement secouée. Et là, mesdames les contractions ont fait leur retour fracassant ! Je rentre chez moi rapidement, je ne tiens pas en place, elles n’ont jamais été si intenses. J’ai l’impression de sentir mon bébé descendre. Cette fois, j’y crois, c’est la bonne ! Retour aux urgences maternité. Monito, toucher vaginal : je suis dilatée à 2 cm larges… Ok donc j’ai dilaté d’un cm et demi en 2 semaines… Ca va bien se passer ! Et puis comme d’habitude, les contractions s’estompent une fois à la maternité… Nouvelle fausse alerte. Ras le bol ! Je suis fatiguée, épuisée par ces douleurs. J’ai mes jambes, mes mains pleines d’oedème, je peine a me déplacer, et au moindre effort, mon ventre durcit et me tire dans le dos… Je pense à l’acupuncture. Je me renseigne et décide de prendre rendez vous dès le lendemain.

Le lendemain, je me lève et perd un peu de sang, j’appelle la maternité qui me dit de venir contrôler, au cas où.

13h, j’y suis. Monito-toucher vaginal. Pas de fissure de la poche des eaux, toujours au même stade de dilatation et toujours quelques contractions par ci par là. Sauf qu’au monito bébé fait un gros ralentissement cardiaque. Il commence à en avoir aussi ras le bol de ces contractions ! Ils décident de me garder pour contrôler tout ça de plus près. Ils me font une échographie qui montre une légère souffrance foetale.

Chance pour moi, l’interne de garde ce jour là est une ancienne collègue avec qui je m’entend très bien. Je la supplie de faire quelque chose, de faire sortir mon bébé, je n’en peux plus et j’ai peur pour lui. Elle discute de mon dossier avec sa chef et revient en me proposant un déclenchement. Elle me fait un décollement des membranes qui me fait horriblement mal. Heureusement cela ne dure que quelques secondes. Et puis là, arrivent des contractions puissance 1000. Je me tiens là où je peux pour ne pas tomber de douleur. On me monte dans le service. Je pleure de douleur, c’est affreux, je suis bel et bien en travail cette fois ci. Je passe 1h sous la douche chaude pour tenter de me soulager. À minuit je demande un contrôle niveau dilatation : toujours à 2 larges… Toute cette souffrance pour zéro évolution ?! Je commence à saturer ! La nuit se passe ainsi bercée entre ballon, contractions et espoir.

Le lendemain, on vient me chercher à 9h et on me dit que je descend en salle de naissance, on va m’aider avec une perfusion. Ouf !
La sage femme de la salle de naissance me propose 2 options : Soit on pose la perfusion, on laisse agir (et donc souffir) et on pose la péridurale ensuite, soit on pose la péridurale de suite vu que mon col est déjà mature et la suite est super relax… Je vous laisse imaginer mon choix ? POSEZ MOI CETTE P***** DE PERIDURALE !

A 11h on me pose enfin cette fameuse péridurale. Je fais un petit malaise par la suite, grosse baisse de tension, mais rien de grave, on parvient rapidement à stabiliser la situation. Je n’ai enfin plus de douleurs, c’est magique ! Je revis, je respire, je ris à nouveau avec mon mari !
A 12h, on me rompt la poche des eaux. Je suis dilatée à 3cm. Enfin ça avance ! Je n’arrive pas à croire que dans quelques heures mon bébé sera là ! C’est tellement irréel, j’ai tellement attendu, rêvé, appréhendé ce moment.
A 15h, je suis dilatée à 5cm.
A 16h, je suis dilatée à 7 cm.
A 17h, je suis dilatée à complète ! Wouhou ça se précise ! On me dit de pousser doucement pour aider bébe à descendre dans mon bassin. J’ai l’impression qu’il va sortir à chaque poussée. C’est une sensation vraiment étrange !
A 18h, bébé est enfin bien positionné, on s’installe ! Mon coeur bat la chamade, je n’arrive pas à croire que ça y est c’est l’heure de ma plus belle rencontre. J’ai hâte mais j’ai si peur de pousser. J’ai peur de souffrir, j’ai peur qu’il n’aille pas bien. Je tremble comme une feuille à ce moment là mais je ne me dégonfle pas (enfin si j’ai dégonflé quelques minutes plus tard ! 😂) et je commence à pousser de toutes mes forces. Mon mari est à coté de moi, il n’en mène pas large !
Une poussée, on voit déjà ses petits cheveux bruns.
Une deuxième poussée, puis trois sa tête est là. Une dernière pour les épaules.
Et là, à 18h15, on me pose ce petit être tout chaud sur mon ventre. Il pleure, il est bien rose, il va bien ! Je le sers contre moi et m’éffondre comme une madeleine « mon bébé, mon bébé tu es enfin là!« . Mon mari a les yeux rouges aussi ! Quel moment magique… Toutes ces semaines de galère enfin recompensées par ce magnifique petit bébé qui ressemble trait pour trait à la façon dont je l’avais imaginé, c’est fou! Nous savourons cet instant, les premières photos, les premiers instants de tendresse, la première tètée.

Je m’en sors avec quelques points de suture (qui m’ont d’ailleurs fait souffrir) mais je m’en fou, mon bébé est là !

Ma maman et ma meilleure amie nous attendent dans notre chambre. Voir ma maman devenir mamie, un magnifique moment aussi… Elle est fière, et moi aussi !

J’ai réussi, je suis enfin maman. Ce moment que j’ai tant désiré. Fonder ma famille, mon plus beau rêve, mon plus bel accomplissement.
Ce petit Ange nous comble de bonheur depuis 15 mois. Cela fait tellement de bien de se remémorer ce moment fabuleux, inoubliable, inexpliquable.

Allaitement : Mon expérience

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Coucou les WonderWomum !

Aujourd’hui je vous parle de mon expérience de l’allaitement. Pas dans le but de convaincre ni de dégouter certaines qui en rêvent. Juste pour en quelques sortes exorciser mon ressentiment par rapport à ce passage de ma vie.

▫ Pour moi, l’allaitement était une évidence. Je voulais absolument pouvoir allaiter mon bébé. Pour toutes les vertues qu’on lui connait déjà. J’avais tout l’attirail de compet’ : La crème anti crevasses, les coussinets, les soutien gorge, l’homéopathie, le tire lait. J’avais prévu les biberons car je voulais que le papa participe aussi (A donner grace au lait que j’aurais tiré) et j’avais surtout la MOTIVATION ! Mais voilà, rien ne s’est passé comme je l’avais imaginé…

11 décembre 2014, Lyam pointe sa jolie frimousse. Je fais la tétée d’accueil. Avec du mal, mais bon c’était la première fois. Entre la fatigue et l’émotion ça n’était pas évident, rien d’anormal. Nous remontons en chambre 2h après sa naissance. L’auxiliaire de puericulture me dit de lui redonner le sein dans 2h. Je m’execute. Sauf qu’il s’endort systématiquement à mon sein. On le déshabille, le stimule : rien à faire IL DORT! Les 2 premiers jours se passent ainsi, des tétées régulières mais pas franchement glorieuses entre un bébé qui sombre au bout de 2 minutes et des contractions affreuses. Je commence à m’inquiéter pour mon bébé. On lui fait une glycémie qui se révèle être bonne donc pas de stress.

J-3 : Jour de la montée de lait théorique… Sauf que malgré les stimulations je n’ai pas de franche montée de lait. On pèse mon bébé… il a perdu 20% de son poids de naissance. Je m’éffondre. Je me sens nulle, incapable de subvenir aux besoins de mon bébé… On me propose de tirer mon lait, des tisanes d’allaitement et du malte à manger. Je me remplie de tisane et de malte en esperant que… J’ai tiré mon lait pendant 1h ce jour là. Pour avoir quoi ? 15 pauvres mililitres… »Ca va venir » soit disant! Sauf que je vois mon bébé dormir constamment. Alors oui, un nouveau né ca dort énormément mais là, c’était beaucoup trop. Il n’avait quasiment pas de phases d’éveil ou alors très brèves. Je demande un complément au moins pour qu’il se nourisse et qu’il reprenne du poids. Je ne voulais pas arrêter l’allaitement mais je voulais juste que mon bébé ai des forces. On me le refuse (Je n’etais même pas libre de mes choix…) J’ai donc passé cette journée là a pleurer. J’ai refusé toutes les visites, j’avais besoin de calme, égoïstement, je voulais simplement qu’on me foute la paix !

J-4 : Toujours pas de franche montée de lait. Un bébé toujours peu réactif. Et toujours pas de reprise de poids. Là, c’est trop pour moi ! Je vois mon bébé déshydraté, la bouche sèche, les yeux cernés… Et là je me dis que ca n’est pas aux soignants de choisir pour moi. J’ai l’impression de ne pas être prise au sérieux. Je suis infirmière et je connais les risques d’une déshysratation sur un nouveau né. Alors j’ai de nouveau exigé un complément de lait. La sage femme et les auxiliaires ne voulaient toujours pas, me disant que s’il avait faim il pleurerait, il ne se laisserait pas mourir de faim. Et là je me suis de nouveau éffondrée devant elles, je ne comprenais pas qu’on puisse laisser mon bébé dans cet état. J’ai attendu la relève de nuit, espèrant que l’équipe prendrait enfin en considération ma demande. Une AP a enfin fini par avoir une lueur de compréhension et m’a apporté un petit biberon de 50ml. Il l’a bu en 2 minutes. A part ca, il n’avait pas faim ?
Suite à ca, j’ai vu mon bébé s’éveiller et même nous faire ses premiers sourires (sourires de satisfaction). J’ai compris à ce moment là : Mon fils s’était mis en « veille » pour économiser le peu de force qu’il avait…

▫ A J-5 il avait enfin repris un peu de poids. J’ai continué les mises au sein + compléments. Nous avons pu rentrer à la maison en gardant ce même schéma. Cela a duré 3 semaines/1 mois. J’avais de moins en moins de lait (le maximum que j’ai réussi à tirer : 70ml sur 24h). J’ai fini par abandonner. Fatiguée de passer mes journées entre donner le sein et tirer mon lait. Je ne faisais que ca (tirer mon lait me prenait minimum 1h…) allaiter-tirer mon lait-allaiter-tirer mon lait. J’avais a peine le temps de prendre une douche ! Je ne vivait plus, je ne pouvais plus sortir de chez moi.

Je ne sais pas encore si je retenterais pour bébé2. J’en garde un très mauvais souvenir. J’ai passé des journées à pleurer, à culpabiliser de ne pas réussir. Si j’avais laissé faire lors de mon sejour à la maternité, mon bébé serait t’il encore parmis nous aujourd’hui ? Je n’en sais rien et cette simple idée me noue la gorge. J’ai peur de faire un bloquage pour bebe2 mais je n’ai pas envie de rester sur cet échec… Je ne laisserais pas, cette fois ci, l’equipe soignante décider pour moi. J’était trop faible, et trop confiante. Ca ne sera pas le cas pour bébé2 ! Advienne que pourra !

Tout ca pour dire que non, chaque femme n’est pas forcément faite pour allaiter, par choix personnel ou par sa physiologie qui ne fonctionne pas. Ne jugez jamais une maman qui donne le biberon. Comme ne jugez jamais une maman qui donne le sein.